jeudi 27 août 2009

Mieux qu'une carte postale!

(semaine 2 - île de Bendor)

Forts de leur grande capacité d'adaptation dans toutes les situations, les BP vinrent bien vite à bout de cette île qui ne se montre sous son plus mauvais jour seulement pour décourager le visiteur peu téméraire.
Sur Bendor se trouvait, en réalité, le paradis. Le vrai.

C'était l'île où les hommes faisaient à manger.



C'était l'île où on regardait les couchers de soleil sur une planche dans le jardin

C'était l'île où nos bateaux nous attendaient sur notre plage derrière la cour...
...pour qu'on aille jouer dans le jardin avec les copains


C'était l'île où la terrasse était bien assez grande pour s'y retrouver tous, le soir.
Bref... c'était l'île où la vie était vraiment épuisante.


L'île maudite

( semaine 2 - île de Bendor)

Découvrez le cadre paradisiaque d'une petite île déserte, vivez le luxe d'avoir une plage devant votre porte, enivrez-vous des embruns sur les rochers de l'arrière-cour, perdez-vous dans le calme de la nature...

Ca, c'était ce qu'ils disaient.

Et puis il y a eu la réalité : Tout commença par les travaux forcés sous la pluie pour y apporter nos bagages.
La suite se passa sur le boat-people...
Pour finir en déménagement-suicide de lasers (photo prise avant le dessalage des remorques)
Une île "déserte", ça signifie aussi "chassez si vous voulez manger"
Mais nous avons quand même eu la chance de profiter d'équipements existants pour préparer le fruit de notre pêche!
Cerise sur le gâteau : il y avait même des vestiaires pour se changer après nos séances de laser! Ouf ;)

mercredi 26 août 2009

A la conquête des plages de l'Est

(Semaine 1 - Presqu'île de Giens)

Il était une fois, il y a bien longtemps, un monde où nul n'avait jamais été. Au sud se trouvait la mer, et au nord, la terre. Des murs de rochers et de végétation hostiles empêchaient l'accès de la terre à la mer. Sur ce monde régnait en maître Eole. Comme personne ne s'interposait entre lui et la mer, il avait tout le loisir de souffler comme bon lui semblait, et il s'en donnait à coeur-joie.

Eole n'avait pas connaissance des BP, fiers chevaliers du vent. Depuis quelques mois, les BP s'étaient réunis en armée et s'entraînaient sans relâche pour défier Eole, conquérir son vent et ses plages entre la mer et les rochers.

La hâche de guerre fut déterrée un matin de mars. Les BP, armés de kayaks et de pagaies, luttèrent durant 2h sans relâche. Eole répondit en soufflant de plus en plus fort. Il souffla jusqu'à épuisement, il atteint des records qu'il n'avait jamais connus, il envoya 40 noeuds contre les BP. Mais ceux-ci étaient trop bien entraînés : luttant sans merci contre le vent et les vagues, ils atteignirent la plage tant convoitée. Eole n'avait pas dit son dernier mot. Il récupéra son dernier souffle et l'envoya si fort sur la plage qu'il en fit trembler l'armée des BP. Ils décidèrent alors tous de rentrer chez eux pour reprendre des forces pour mieux reconquérir la plage. Tous, sauf deux. Ben et Julie, deux BP au coeur vaillant et pur, restèrent sur la plage en état de siège. Epuisé par la bataille, Eole ne put contenir l'assault et céda la plage.

C'est ainsi que les BP remportèrent leur première bataille et devinrent les maîtres de l'Ouest. Le coeur empli de joie et de fierté, ils décidèrent de conquérir les autres plages du monde d'Eole, à l'Est. Mais le Maître du Vent n'avait pas dit son dernier mot...

La journée du lendemain fut rude. Les deux camps avaient récupéré des forces. La tâche fut rude pour les chevaliers BP. Ils se livrèrent à une nouvelle bataille, plus longue et épuisante encore que la précédente, ils doublèrent des caps mortels pour beaucoup d'autres, ils restèrent de marbre face aux embruns d'une mer qui s'était alliée avec Eole. Au milieu de la journée, guidés par leur Maître-Chevalier Patrice, ils atteignirent enfin la plage de l'Est.
Epuisés par la bataille, les BP, désormais Maîtres des Vents, des Mers et des Plages, purent profiter de leur nouvelle plage déserte pour se reposer !


Souvenirs de vacances - suite

(Semaine 1 - Presqu'île de Giens)
Petite recette pour passer une méchante journée :

Au réveil, prenez du soleil, une plage et sa mer presque vides :
Ajoutez-y des kayaks et quelques copains
Et profitez de la matinée pour faire le tour du propriétaire
Pour midi, choisissez : La plage de sable fin
ou l'île déserte :
Passez l'aprèm à surfer les vagues
Et reposez-vous enfin !

Après quelques jours de pratique, vous apprécierez avec délectation le changement :

Souvenirs, souvenirs...

C'est la rentrée, tout le monde en parle!

Et nous, cette espèce que l'on nomme "moniteur de voile", ceux qui sont en vacances au boulot, ceux qui ne rentreront pas en classe la semaine prochaine, ceux qui vivront l'été dignement, sur l'eau, la tête haute, jusqu'à cet hiver... eh bien nous, on va en parler de nos vacances!


Tout commença donc un dimanche de mars, en l'an de grâce 2009, au petit matin. "Tout", c'est à dire la mission de la mort : 6 des 8 BP, deux carrosses, 4 lasers, 11 kayaks et quelques centaines de kilos de jouets (planches à voile, cannes à pêche, waveski, harpons...). A 11h, l'expédition partit, cap au sud, à 200 milles (nautiques svp) de Lyon. Les BP survécurent au total à 6h de navigation autoroutière, à une vitesse de croisière d'environ 30 noeuds.

L'équipage au complet

Même pas peur!

Vitesse de croisière...

A fond dans la tong-attitude!

On arrive, yeeeessss ;)

samedi 18 juillet 2009

On a retrouvé des BP!

On les avait perdus ces derniers temps, les BP. Interpol était pourtant sur le coup, mais impossible d'avoir des nouvelles.

Et voilà, le week-end dernier, contre toute attente, un grand hasard nous en fit croiser deux, au détour d'une plage ombragée, palmiers en arrière-plan.

Changement radical, on a bien failli ne pas les reconnaître : allez savoir ce qui les a conduit-là?

jeudi 16 avril 2009

{ Interlude }

Qui ne l'a pas su? Les BP n'étaient pas sur internet ces derniers temps, parce qu'ils étaient dans le sud.

LE SUD! Enfin!! On y est allés, on y serait bien restés d'ailleurs.
Le programme était royal : du soleil (presque tout le temps), du vent (pas tout le temps, mais joli quand il était là), des vagues (énormes vues depuis un petit kayak), du surf (en kayak, en laser, en planche...), des plages désertes, des îles désertes... sans compter la pêche, le poker, la fiesta, et surtout la drim-tim des BP qui a fait de nouveaux adeptes au fur à mesure de l'avancée des vacances (de la "formation", pardon Bertrand, on s'y fera jamais!).

Oui, mais, puisqu'il y a toujours un mais : toutes ces aventures sont bien trop longues à raconter ici, sur un simple blog... Alors voici un petit interlude en images, pour vous faire patienter (rêver, baver, nous envier, espérer....), le temps de boucler le site web consacré à toutes ces 3 semaines bien chargées!




Sur le site, vous trouverez, entre autres : la recette pour passer une journée magique, le reportage sur l'île maudite, la mission-Robinson des kayakistes, le sauvetage d'un ballon à la mer ...

samedi 21 mars 2009

Aventures martiennes : l'hélikayak!

Oyez oyez, braves terriens!

On vous a dit que les kayaks étaient des bateaux,
on vous a dit qu'ils navigaient dans l'eau,
on vous a dit qu'il faut pagayer pour avancer en kayak
on vous a aussi dit que la pagaie a sa place dans l'eau...

Stop! Il est temps pour vous d'arrêter de croire à ces mensonges, et il est temps pour nous de vous dévoiler toute la vérité sur le kayak.

A l'origine, était l' "hélikayak", une espèce hybride entre l'hydravion et l'hélicoptère. Ses atouts étaient grands : plus petit que l'hydravion, il pouvait se poser partout sur l'eau, en bénéficiant de toute la manoeuvrabilité du système de pales de l'hélicoptère. Tous les recoins aquatiques lui étaient accessibles : la mare, la rivière, la crique... l'hélikayak allait là où nul autre ne pouvait aller.

Ce pouvoir attisa bien vite la jalousie et le courroux de ses grands frères. Les hydravionnistes et hélicoptéristes s'allièrent pour détruire cette race hybride. Alors, pour éviter la guerre inévitable, les hélikayakistes firent usage d'une ruse ingénieuse : ils décidèrent de ne plus parler d'hélikayak que par son abréviation "kayak", ils démontèrent les pales pour les prendre entre leurs mains, et les cachèrent régulièrement dans l'eau. Camouflés de la sorte, les hélikayakistes purent survivre à la mortelle persécution de leurs congénères.

C'est pourquoi aujourd'hui nous les voyons pagayer. Mais, dès qu'ils se sentent à l'abri de tout danger, ils pratiquent à nouveau l'hélikayak et s'en donnent à coeur-joie.

Avec beaucoup de patience et de discrétion, notre reporter-spécial a pu en observer un dans son milieu naturel :

mercredi 18 mars 2009

Aventures martiennes : la maladie des BP

C'est avec les plus grands regrets que nous vous annonçons ici la maladie des BP. Nous n'avons encore aucun remède pour lutter contre cet étrange mal, nous ne pouvons rien y faire, ils sont condamnés.

Certains pensent qu'ils sont masochistes, d'autres appellent cela le kayakisme. La seule certitude est que nos pauvres BP ne savent plus s'arrêter de pagayer, et que, par dessus le marché, ils en sont contents!

Voyez plutôt par vous-mêmes les dégâts causés par ce mal :

Lundi - freestyle sur le Rhône

Mardi - Record de vitesse en Dragon Boat

Mercredi - Exploration du Bourget

Jeudi et vendredi - Peaufinage du style

Aventures martiennes : le dessalage

Il fait beau, il fait chaud : l'été arrive et sort les BP de leur longue hibernation à la montagne. Heureux comme tout, les BP vont alors vite fêter l'arrivée des beaux jours sur leur lac : dimanche dernier, régate!

Ahhh, la régate : on pourrait parler du soleil (du vrai) et du vent de ce jour-là (du vrai vent aussi!) , des résultats des coureurs (corrects d'ailleurs, sauf le mien, c'est pour ça qu'on n'en parlera pas)... mais les observateurs attentifs et avisés se sont rendus compte qu'il y avait des choses bien plus intéressantes à regarder ce jour-là. Effectivement, Ben, trop content de retrouver l'eau et la navigation au chaud n'a pas pu contenir sa joie très longtemps. Il nous fait ici une démonstration des différentes techniques du dessalage/ressalage, avec tout le style et le free-style qu'un long entraînement suppose.

Place à Ben et à sa fidèle monture, le Rasta-Rocket-Boat!

Tout peut commencer ainsi :

Mais tout finira immanquablement ainsi :


A cette étape de grande solitude, il s'agit donc de remettre le bateau à l'endroit, et le capitaine à l'intérieur. Regardons plutôt l'admirable technique, dite "sèche" :




Un dessalage ressalé au sec est toujours glorifiant pour le capitaine, mais, soyons clairs : c'est bien plus amusant quand on sait le faire au milieu de toute une flotte! Par exemple, sur la ligne de départ, 30 secondes avant que la régate ne commence, quand tout le monde est prêt à partir, entassé au même endroit...





Remarquons l'incroyable finesse du ressalage :


Et surtout, il ne faut pas oublier d'emmener une charmante demoiselle avec soi :