lundi 10 novembre 2008

Notre première régate!


Ca y'est, dimanche 9 novembre, c'est le grand jour après 3 semaines d'entrainement! On a tout prévu : le café, les en-cas apportés par Flo, le fan-club dans la peau de ma maman (ceci explique cela : voilà pourquoi on a des photos de la course!) et la motivation à bloc!
Un petit force 3 du sud nous accueille histoire qu'on s'amuse tout en faisant la course, la pluie de la nuit finit par laisser de la place au soleil ... bref, on plane et on n'a même pas froid!

Mais commençons par le début! C'est le grand jour pour le laser Rasta Rocket : le jour de sa mise à l'eau! Et là, surprise : IL FLOTTE! Il flotte et se paie même le luxe de tenir tête aux autres lasers monochromes... la preuve en image!

C'est le grand jour aussi pour Flo, qui n'a pas pu fumer tout le monde comme il l'avait annoncé, puisqu'il s'est transformé en preux chevalier. Si si, il s'est dérouté pendant la 3è manche pour secourir une jeune demoiselle qui a fait une crise d'asthme. Tu t'en sors avec tous les honneurs!

Un grand jour moins marrant pour ceux qui ont eu des problèmes de matos : voiles déchirées pour Flo ou Willy, coque trouée pour Ben Rasta Rocket!

Un grand jour, enfin, pour les autres, qui s'en sortent bien au classement général. Ben qui accumule les surnoms pour son laser Rasta Rocket "bac à fleurs", Romaric qui ne dit rien mais le talonne, Hugo qui s'amuse à dessaler au milieu de tout le monde et à planter le mât au fond de l'eau, et moi qui, selon le classement à la fédé, arrive 1ère des filles.

samedi 1 novembre 2008

"Sans voile, c'est toujours de la planche à voile?"


Voici la petite histoire de Flo qui a eu une idée vendredi.

Willy venait de découvrir le pot-au-noir du Grand Large avec sa planche et n'arrivait plus à rentrer. Flo décida alors d'aller le sauver. Pour cela, il avait besoin d'une embarcation de sauvetage rapide et maniable, adaptée aux conditions climatiques :

Cette technique inédite lui permit alors de prodiguer les conseils nécessaires à Willy pour qu'il puisse rentrer par ses propres moyens.Le sauvetage fut un succès! Flo revint alors parmi nous, fier de sa victoire.Mais la puissance de cette nouvelle embarcation lui fit songer à une nouvelle idée d'utilisation. Il n'hésita pas à l'appliquer sur le chemin du retour, prenant Sam, la mono, comme cobaye :Pendant ce temps, Guillaume, le kayakiste de la formation, observait la scène d'un oeil intéressé. Il devint très vite un adepte de cette nouvelle activité, lui apportant sa touche personnelle :Il ne reste plus que quelques problèmes de propulsion à régler pour augmenter la durée d'utilisation de cette nouvelle embarcation, avant sa commercialisation.

Comment tomber en planche à voile?

Etape n°1 : repousser les limites de la physique
S'installer tout à l'avant ou tout à l'arrière du flotteur pour le faire couler est, par exemple, une excellente idée pour défier la poussée d'Archimède.



Etape n°2 : se faire rattraper par les limites de la physique

Vexé par cet affront, Archimède renverra bien vite le flotteur à la surface... et le planchiste impie dans l'eau.
Etape n°3 : travailler le style (les variantes de la chute)


Variante "je descends la marche". Adaptée aux timides : ils ne se font pas trop remarquer. Les peureux et aquaphobes doivent s'abstenir : ils resteront facilement coincés sous la voile.


Variante "atterrissage dans la voile"
. Suppose obligatoirement d'avoir une voile assez résistante ! Adaptée aux aquaphobes qui éviteront de trop se mouiller, à la condition qu'ils remontent rapidement sur le flotteur (disons avant que la voile ne coule). Le risque de glissade sur la voile tout en buvant la tasse est cependant présen
t.

Variante "vol plané". Inadaptée aux timides et aquaphobes : cette variante est très difficile à réaliser sans se faire remarquer ni se mouiller intégralement.

Variante "dessalage comme en Laser". Adaptée uniquement aux laséristes... et encore. En théorie, le flotteur se retourne et le planchiste le remet droit en passant par la tranche, sans se mouiller. En pratique, notre maîtrise demande encore de l'entraînement pour que l'on puisse publier une démo en images.
Variante "freestyle". Généralement reconnaissable par le cri qui accompagne le planchiste en chute, ou par la position inhabituelle des pieds (au moins un des deux se trouve au-dessus de la tête). Variante adaptée aux esprits créatifs, elle nécessite néamoins un minimum de vent pour être effectuée. (D'où l'absence d'illustration ici)

On remet ça!

La planche à voile est le support privilégié des amateurs et de sensations fortes. Debout sur un flotteur épais d'une dizaine de centimètres seulement, le planchiste est situé au plus près de l'eau, ce qui amplifie radicalement l'impression de vitesse qu'il ressent. Très vite, il ne fait plus qu'un avec son matériel. Il le commande bout des pieds ou des mains, toute la finesse et la précision de sa navigation tient en quelques doigts...
Il n'y aurait qu'un malheureux inconscient pour songer à mettre des gants ou des chaussons lorsque les 2° ambiants lui tétanisent les bras avant même qu'il ait levé sa voile.
Ultra-motivé, Guillaume nous montre comment bien préparer sa voile avant d'aller naviguer.


Ben, bien caché dans sa combi de plongée.